Richard BERTRAND, le seul candidat Centriste de la 12ème circonscription des Yvelines

                 
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Les Gens
du Voyage


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¤ Zone commerciale Orgeval
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¤ Nuisances Aériennes
 
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Mon Avis
Une analyse objective de la situation, doit impérativement tenir compte :
- Des Lois, Décrets et Arrêtés de l’Etat, du Département et des Communes
- De l’avis des Associations représentatives des « Gens du voyage »
- Des prérogatives des Maires qui sur « le terrain » sont les porte paroles de leurs administrés.

Lois, Décrets, Arrêtés

Dans le Schéma Départemental,figurent obligatoirement les Communes de plus de 5000 habitants.

Ces Communes doivent sur leur territoire, mettre à disposition des « Gens du voyage » une ou plusieurs aires d’Accueils aménagées et entretenues.

Les Communes de moins de 5000 habitants ne sont pas exonérées pour autant :

- les Communes situées dans certaines zones rurales , ne comportant pas de Communes de plus de 5000 habitants, mais à l’intérieur desquelles le besoin est réel, pourront être intégrées dans le Schéma Départemental
- d’une manière générale, les Communes, même si elles ont moins de 5000 habitants, doivent tolérer le stationnement des « Gens du voyage » pendant une période minimale de halte sur des terrains de passage devant satisfaire aux règles d’hygiène.

Quand doivent être réalisées les Aires d’Accueil ?

Les communes sont tenues dans les deux ans suivant la publication du Schéma départemental de mettre à la disposition des « Gens du voyage » une ou plusieurs aires d’accueil.
Pour satisfaire à leurs obligations, les Communes concernées auront la possibilité :
- soit de transférer cette compétence à un Etablissement Public de Coopération Intercommunale ( EPCI ) qui sera alors chargé de mettre en œuvre les dispositions du Schéma Départemental ;
- soit de contribuer financièrement à l’aménagement et à l’entretien de ces aires d’accueil dans le cadre de convention intercommunale .

les Communes et les EPCI concernés pourront, soit gérer eux même l’aire d’accueil, soit en confier la gestion à une personne privée .

Si les Communes n’ont pas satisfait à leurs obligations à l’échéance, le Préfet adressera aux Maires une mise en demeure ;

Si la mise en demeure n’est pas suivie d’effet dans les 3 mois, le Préfet pourra :
- acquérir les terrains nécessaires, réaliser les travaux d’aménagement et gérer l’aire au nom et pour le compte de la Commune ou de l’EPCI défaillant

- inscrire de plein droit les dépenses afférentes à ces aires sur le budget de la Commune ou des EPCI concernés qui deviennent ensuite propriétaires de plein droit des aires aménagées à dater de l’achèvement de ces aménagements

Quelles aides financières pour les Communes ?

L’Etat s’est engagé a apporter :
- une aide de 70% aux financements des équipements dans la limite d’un plafond qui sera déterminé par décret
- ainsi qu’une aide financière qui sera versée aux Communes, aux EPCI et aux personnes morales gérant une ou plusieurs aires d’accueil

Des incidences sur les Dotations Globales de Fonctionnement, les Dotations de Solidarités Urbaines et sur les Dotations de Solidarité Rurale sont prévues .

Que faire face aux stationnements illicites ?

Des moyens juridiques accrus sont donnés par la loi :
- Aux Communes inscrites au Schéma Départemental et qui respectent leurs obligations
- Aux Communes non inscrites au Schéma Départemental mais qui sont dotées d’une aire d’accueil
- Ainsi qu’aux Communes qui décident , sans y être tenues de contribuer au financement d’une aire d’accueil.
Sur leur territoire, ces Communes pourront interdire, par arrêté, le stationnement en dehors des aires aménagées aux résidences mobiles des « Gens du voyage »

Point de vue des Gens du Voyage

Les « Gens du voyage » expriment par leur mode de vie la diversité d’habitat reconnue par la Constitution et garantie par la liberté fondamentale d’aller et venir.

Cette liberté n’est réelle que si sont réunies les conditions nécessaires au séjour et à l’ancrage social et territorial lié à la vie du voyage, permettant la reconnaissance et la satisfaction des droits à l’habitat, à la santé, à la scolarité, à la formation, à l’activité professionnelle, et à l’exercice des obligations propres à chaque citoyen.

La loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des Gens du voyage inscrit concrètement dans la législation un droit à la diversité de l’habitat.

Or le contexte socio-politique actuel crée toutes les conditions du déni de ce droit.
D’une part les offres de terrains de séjour et d’habitat caravane sont très en deçà des besoins au plan national. Ainsi en région parisienne, la situation est particulièrement grave puisque les possibilités de séjour n’ont pas augmenté depuis plus d’une décennie (environ 560 places d’habitat caravane à ce jour) alors que les besoins sont estimés à environ 6000 à 8000 places.

D’autre part le retard de la mise en oeuvre de la loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et l’habitat des Gens du Voyage, retard dû à de nombreuses raisons administratives et politiques, et le fait que les espaces de séjour autorisés temporairement se restreignent, voire disparaissent sur certains territoires urbains, rendent particulièrement cruciale et précaire la vie des Gens du Voyage.

« Expulsables » en permanence ils sont dans l’impossibilité de séjourner, de scolariser leurs enfants, de mener leur activité économique, d’exercer leurs devoirs, et de bénéficier des droits légitimes.

L’envahissement d’espaces publics, semi-publics, voire privés par les Gens du Voyage, n’est que le produit de l’absence de réponses appropriées à leur besoin de séjour et d’habitat. Autant les occupations par les Gens du voyage de terrains non autorisés et inadaptés sont regrettables, autant la violence institutionnelle dont ils sont victimes est intolérable et doit cesser.

L’amalgame entre « Gens du Voyage », « délinquance », « économie souterraine » et « immigration clandestine », « fauteur de trouble », stigmatise cette population, la livre à la vindicte publique, et crée un climat de suspicion et de violence généralisée.

Les contrôles systématiques, a priori et sans discernement, qui se développent actuellement auprès des Gens du Voyage créé une insécurité de vie de l’ensemble de cette population.

Ces mesures discriminatoires, génératrices d’exclusion, sont totalement en infraction avec le droit français.

Aussi les « Gens du Voyage » se posent-ils légitimement la question de savoir, où ils peuvent séjourner, accéder à leurs droits, et satisfaire à leurs devoirs et obligations.
Je demande que la période actuelle d’application de la loi du 5 juillet 2000 contribue à un apaisement des troubles sociaux causés par le déni du droit à habiter et à séjourner des « Gens du Voyage » et permette une rencontre et une concertation entre les « Gens du Voyage » et les institutions.

Faut-il rappeler que le droit à une vie familiale normale présuppose la disposition d’un logement décent, et que le Conseil Constitutionnel dans sa décision du 19 janvier 1995 confirme que l’habitat caravane des Gens du Voyage s’inscrit dans la diversité d’habitat reconnue par la loi du 21 janvier 1995.

La priorité donnée à la sécurité oblige encore plus le respect des droits fondamentaux des populations les plus fragiles, alors que les gouvernements successifs n’ont pas su leur apporter les réponses de solidarité, d’égalité et de réelle intégration.

Accueillir les Gens du voyage :
un casse tête permanent des Maires

Entre le désir de l’Etat de les voir s’installer, et celui des Elus locaux et d’une grande partie de la population de les voir circuler, les « Gens du voyage » sont dans une situation paradoxale

Quant aux Maires, ils sont tiraillés en permanence sur le « terrain » entre leurs administrés en majorité hostile à l’hébergement des « Gens du voyage » et une législation imprécise et généraliste imposée par l’Etat

Il est à prévoir que :
- la multiplication des Aires d’Accueil,ne résoudra pas le problème d’hébergement des « Gens du voyage »

Il n’y en aura jamais assez, car les flux des « Gens du Voyage » est plus important depuis l’entrée des pays de l’est dans l’Union Européenne .

Cette exode va s’accélérer et les Aires nouvelles, loin de régler les problèmes, vont créer des appel d’air(es).

Avec le risque d’occupations illégales de terrains autour de ces Aires d’Accueil.

Occupations sauvages synonymes de pollutions visuelles, de problèmes de salubrité , de sécurité et de litiges d’expulsion sans fin

Il n’est pas normal que :
- Les lois de la République ne s'imposent pas à toutes les Communes de France

Malheureusement, pour ce qui touche aux logements sociaux, ce n’est pas le cas. On sait que certaines Communes s’exonèrent de leurs obligations, en payant un impôt supplémentaire dérisoire.

Il en est de même pour les Aires d’Accueil.

En effet, les Villes de Neuilly, Saint Cloud, Meudon.. , prennent pour prétexte une « urbanisation trop dense » dans leur territoire pour échapper à la loi du 5 Juillet 2000.

Les Préfets se retournent alors avec les Schémas Départementaux d’Accueils des « Gens du Voyage » , vers les Communes plus pauvres ou rurales et leur imposent la loi….

L’expérience montre que :
- le financement des Aires d’Accueil dans la réalité ne sera jamais financé à 100% par les diverses subventions allouées aux Communes .

Il en sera de même pour les dépenses de fonctionnement
( gestion du personnel, sécurité, ordures ménagères, factures d’eau et d’électricité, entretien , dégradations diverses…)

Une Aire d’Accueil non gérée ou mal gérée risque de connaître une dégradation rapide

C’est une certitude :
- la gestion permanente des « Gens du voyage » sera une charge considérable pour les Maires des Communes concernées ( documents administratifs, règlement intérieur, scolarité des enfants, santé, aides sociales, litiges avec la population sédentaire, police….)

Au moindre problème, les Elus locaux seront toujours désignés par l’Administration et la population comme des « boucs émissaires » responsables.

Les Yvelines : Un cadre de vie exceptionnel…
Le 24 Novembre 2006, le Conseil Général des Yvelines a adopté la nouvelle politique départementale de l’environnement qui précise :

« Les Yvelines disposent sur un territoire de 230.000 ha d’un cadre de vie et d’un patrimoine exceptionnel, facteurs déterminants de son attractivité économique et résidentielle »

Cette politique est constituée essentiellement :
- de dispositifs d’aides financières pour protéger l’eau, les espaces naturels, les espaces verts, les déchets
- d’une compétence pour la mise en œuvre de zones de préemption pour l’acquisition de 2500 ha pour leur ouverture au public et la protection du cadre de vie dans les Yvelines
- la création de circuits de randonnées cyclistes et équestres
- d’aménagement paysagers d’entrées des villes, enfouissement des réseaux électriques, développement de sports de la nature , concours des villes et villages fleuris

Cette politique départementale de l’environnement est elle compatible avec la création d’Aires d’Accueil des « Gens du voyage » ou leur stationnement illégal sur des terrains publics ou privés ?
Non c’est certain car,
La réputation des « Gens du voyage » et les a priori négatifs des habitants à leur encontre suscitent de nombreuses craintes et interrogations concernant leur non respect de l’environnement , des règles d’urbanisme et des lois.

Pouvoir de substitution de l’Etat

Lors de l’établissement du Schéma Départemental des Yvelines, le Préfet peut , après mise en demeure, si les communes concernées n’ont pas, dans les 2 ans mis à la disposition des « Gens du voyage » une Aire d’Accueil , se substituer à elles ( achat du terrain, aménagement..) et inscrire autoritairement ces dépenses sur le budget de ces communes

Je pense qu’il faut impérativement modifier les Lois du 5 juillet 2000 , du 6 Janvier 2002 et du 13 Août 2004 et supprimer ces mesures arbitraires
Car il n’est pas sérieux de parler de décentralisation quand , dans les faits l’Etat accentue sa déconcentration. …. au frais des Communes comme toujours.

Chute de la Valeur de l’immobilier

L’expérience montre que l’implantation d’une Aire d’Accueil pour « Gens du voyage » , riveraine d’entreprises, ou d’habitations n’est pas sans effet sur la dévaluation conséquente des terrains, des biens et des immeubles, voire sur l’image de marque du village tout entier,

Un Elu local peut il rester les « bras croisés » quand ses administrés sont ainsi spoliés ?

Expulsion de ceux qui violent les lois..

En ce qui concerne les « Gens du voyage » qui stationnent illégalement sur des terrains privés ou public, la position des Maires, doit être simple …

Nul ne doit ignorer la loi et ces « Gens du voyage » doivent faire l’objet d’une procédure d’expulsion.

Elu député , je serais toujours du côté des Elus locaux , des Associations et des Habitants de la 12ème circonscription des Yvelines qui luttent pour :
- conserver leur patrimoine
- leur cadre de vie
- leur bonheur et celui de leurs enfants d’habiter une des plus belle région de France


 
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  Richard BERTRAND, Candidat MoDem aux Elections Législatives Partielles des 11 et 18 Octobre 2009
12ème circonscription des Yvelines : Poissy, Plaisir, Villennes-sur-Seine, Carrières-sous-Poissy,
Les Clayes-sous-Bois, Davron, Orgeval, Les Alluets-le-Roi, Morainvilliers, Medan, Thiverval-Grignon, Crespières.

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