Richard BERTRAND, le seul candidat Centriste de la 12ème circonscription des Yvelines

                 
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Les Gens
du Voyage


1 - Historique
2 - Les éléments du dossier

3 -

 
Autres dossiers :
¤ La A 104
¤ Zone commerciale Orgeval
¤ Le P.P.R.I.
¤ Les Gens du Voyage
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¤ Nuisances Aériennes
 
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Historique
L'ACCUEIL DES GENS DU VOYAGE, OÙ EN EST-ON ?

Le terme “Gens du Voyage” est l‘appellation juridique utilisée en France depuis une circulaire de 1978 pour désigner les familles qui ont un mode de vie mobile depuis des générations. Ces derniers représentent entre 400 000 et 500 000 Français.

Ces "Gens du voyage" sont pour la plupart des Tsiganes qui se répartissent en plusieurs groupes : Manouches, Gitans, Roms, Yéniches, Sinkis...

Auquel , il faut ajouter des populations venues des Pays de l’Est, des demandeurs d’asiles, des forains et des exclus de la société notamment des SDF.

La loi Besson du 5 juillet 2000 impose aux collectivités locales la réalisation de places afin d’assurer l’accueil des gens du voyage.

Au terme de la loi, les communes et les intercommunalités sont consultées sur le projet de Schéma Départemental afin que celui-ci soit, si nécessaire, amendé avant son approbation.
Une fois ce schéma approuvé, les collectivités disposeront de deux années pour le mettre en application un délai supplémentaire de deux années pourra leur être accordé sous certaines conditions prévues par la loi du 13 août 2004.
A l’expiration de ces délais, la loi prévoit un pouvoir de substitution de l’Etat.
En contrepartie de ces réalisations, les maires conserveront leur pouvoir de police. Ils pourront interdire, en dehors des zones spécialement aménagées le stationnement des résidences mobiles et pourront également saisir le Tribunal de Grande Instance afin de faire ordonner l’évacuation des résidences mobiles.

Les différents types d’aires d’accueil sont au nombre de trois :
- les aires de grands rassemblements traditionnels ou occasionnels destinées à recevoir plusieurs centaines de caravanes voire des milliers ; le département des Yvelines n’est pas concerné par ce type de rassemblement.
- les aires de grand passage destinées à accueillir des groupes de 50 à 200 caravanes environ, voyageant ensemble, rassemblés à l’occasion d’évènements familiaux. Ces aires ne sont ouvertes qu’à l’arrivée des groupes et refermées à leur départ.
- les aires d’accueil destinées aux gens du voyage itinérants et non sédentaires qui doivent être proches des zones urbaines afin de permettre un accès aisé aux différents services urbains. La taille minimum préconisée de chaque place doit être de 75 m2 devant permettre le stationnement d’une caravane, de son véhicule tracteur et de sa remorque.

Les besoins décelés à l’échelle départementale sont le fruit d’une étude de la fréquentation du territoire lors des années 2002-2004.
Le besoin est estimé à 650 places d’accueil permanentes et à 600 places pour l’accueil de grands passages.

Pour notre secteur des Yvelines comprenant la Communauté de Communes du Grand Parc, Le Chesnay et Vélizy- Villacoublay, 115 places d’accueil permanent doivent être réalisées dont 82 pour le Grand Parc, 14 pour Vélizy et 19 pour Le Chesnay.
Avec 82 places créées sur son territoire, notre communauté répond largement à ces obligations.

Quant aux aires de grand passage, le schéma en prévoit une de 100 places sur le secteur dénommé « Versailles – Plaine de Gally » comprenant le Grand Parc, Le Chesnay, Vélizy-Villacoublay et 15 communes de la Plaine de Gally.

Dans ce projet, on remarque également la prévision d’une aire de grand passage de 100 places sur la commune des Loges-en-Josas

L’OBLIGATION DE RÉALISER UN SCHÉMA DÉPARTEMENTAL

La loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 rend obligatoire l’élaboration et la mise en oeuvre d’un Schéma Départemental dans chaque département. Ce schéma est soumis à approbation puis à publication.

a) Elaboration du schéma
Elle est assurée conjointement par les représentants de l’Etat et du Conseil Général qui y associe une commission départementale consultative. Celle-ci comprend des représentants des communes concernées, des représentants des gens du voyage et des associations intervenant auprès des gens du voyage.
Elle se fonde sur “une évaluation préalable des besoins et de l’offre existante, notamment ... de scolarisation des enfants, d’accès aux soins ...”

b) Approbation du schéma départemental
Le schéma est approuvé conjointement par le représentant de l’Etat dans le département et le président du Conseil Général après avis
- du conseil municipal des communes intéressées et de la commission consultative départementale.

L’avis des conseils municipaux des communes est indispensable et doit avoir été demandé dans des délais et des objectifs compatibles avec le schéma. Les EPCI ( Etablissement Public de Coopération Intercommunale ) qui ont reçu compétence en matière d’habitat et/ou réalisation d’aires d’accueil ou de terrains de passage ne peuvent pas être sollicités à la place des communes.
Les schémas devaient être approuvés dans le département dans un délai de 18 mois à compter de la publication de la loi soit le 6 janvier 2002.
Au delà de ce délai, les schémas peuvent être approuvés par le représentant de l’Etat dans le département seul (sans l’accord du président du Conseil Général).

Cas des communes de moins de 5 000 habitants :
Certaines communes de moins de 5000 habitants ont contesté l’obligation qui leur était faite dans les schémas. Des contentieux sont en cours. La jurisprudence n’est pas à ce jour établie. La circulaire du 31 mars 2003 du ministère de l’intérieur rejoint celle de la DGUHC du 5 juillet 2001 ; elles posent le principe permettant l’inscription de communes de moins de 5000 habitants au schéma départemental, entraînant pour elles des obligations de réalisation, si les besoins ont été recensés par le schéma.

a ) Publication du schéma
Pour entrer en vigueur, le schéma départemental doit faire l’objet d’une publication (article 1 III de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000).

C’est à partir de la date de la publication au recueil des actes administratifs de la Préfecture que commence à courir le délai dont disposent les communes et EPCI pour mettre en oeuvre le schéma.

Un arrêté qui n’a pas fait l’objet d’une publication ne peut pas entrer en vigueur, l’arrêté étant dépourvu de force obligatoire.
Cependant, le défaut de publicité n’a pas en principe de répercussion sur la régularité de l’acte et ne peut donc être un motif d’annulation de l’arrêté. Il convient d’être vigilant et de s’assurer que les mesures de publicité ont été prises.

LES EFFETS DU SCHÉMA : UNE OBLIGATION DE MISE EN ŒUVRE

a) les délais de la mise en œuvre

La loi du 5 juillet 2000 prévoit que les communes ou EPCI sont tenus de «participer à la mise en oeuvre» du schéma départemental dans le délai de 2 ans qui suit sa publication.
La loi n° 2004-809 du 13 août 2004 (art.201) relative aux libertés et responsabilités locales permet de proroger ce délai de deux ans supplémentaires.
Cette prorogation n’est pas automatique ; elle est assortie de 3 conditions alternatives : la collectivité – commune ou EPCI – doit avoir, dans le délai initial de deux ans, manifesté la volonté de se conformer à ses obligations soit :
¤ en adressant au représentant de l’Etat un courrier précisant “la localisation de l’opération de réalisation ou de réhabilitation d’une aire d’accueil”.
¤ en achetant le terrain ou en lançant la procédure d’acquisition du terrain sur lesquels les aménagements sont prévus
¤ en réalisant une étude préalable.

De plus, «les communes doivent a minima avoir trouvé le terrain adéquat permettant la réalisation effective de l’aire» précise la circulaire du ministère de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale du 17 décembre 2004.

b) les effets du respect ou non des délais
Si la collectivité remplit une de ces 3 conditions, elle peut continuer de bénéficier de la subvention d’investissement de l’Etat, soit 70% des dépenses dans la limite d’un plafond fixé par le décret n°2001-541 du 25 juin 2001. La loi prévoit également une aide à la gestion versée par la Caisse d’Allocations Familiales. Son montant est révisable tous les ans.
Si la collectivité n’a pas réalisé l’aire dans le délai requis (2 ans ou 4 ans si il y a eu prorogation), le pouvoir de substitution du préfet peut trouver à s’appliquer. Dès lors, le coût de l’équipement est imputé en totalité au budget communal ou intercommunal.

c) le rôle des communes et des EPCI
L’article 2 de la loi du 5 juillet 2000 prévoit que les communes doivent participer à la mise en oeuvre du schéma. Elles peuvent toutefois transférer à un EPCI leur compétence en matière de réalisation, gestion ou entretien des aires.

RÉVISION D’UN SCHÉMA

Une modification du schéma n’est pas prévue par la loi du 5 juillet 2000.
Seule une révision du schéma a lieu dans les mêmes conditions (y compris de concertation) que l’élaboration. Elle doit avoir lieu au moins tous les 6 ans à compter de sa publication (article 1-III de loi du 5 juillet 1990).
La mise en oeuvre doit intervenir dans les 2 ans qui suivent la publication de l’arrêté ou dans les 4 ans si la prolongation a été accordée.

Les schémas départementaux constituent le socle, en matière d’habitat des gens du voyage, de la réglementation d’urbanisme au niveau local (PLU…). Leur application conditionne diverses dispositions relatives au droit de stationner des gens du voyage.
De l’effectivité de leur mise en oeuvre dépendent aussi les pouvoirs de police du maire et, le cas échéant du président de l’EPCI .
La loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 modifiée relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage a renforcé le dispositif d’accueil des gens du voyage en donnant aux schémas départementaux une valeur juridique qu’ils n’avaient pas auparavant.
Les conditions de leur mise en oeuvre ont également été assurées.
Le préfet dispose notamment au delà d’un certain délai, d’un pouvoir de substitution vis à vis de la commune ou de l’Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) défaillant.


22 Juin 2002
Création de la commission gens du voyage au sein de l’AMIF ( Association Maires d’Ile de France )
Ses objectifs :
- Eclairer les Elus sur la réglementation en vigueur dans ce domaine
- Permettre un échange d’expériences et évoquer certains problèmes liés à l’application des lois.


Février 2003

Le gouvernement fait voter de nouvelles sanctions contre les stationnements irréguliers

La loi sur la sécurité intérieure (dite loi Sarkozy) réprime les « campements sauvages » de nomades (six mois de prison, 3 750 euros d’amende, confiscation des véhicules à l’exception de ceux « destinés à l’habitation », retrait du permis de conduire). Ces sanctions s’appliquent aux familles qui se sont installées sur un terrain appartenant à une commune respectant la loi Besson de juillet 2000 ; les municipalités qui n’ont pas, comme ce texte les y oblige, construit ou financé d’aires d’accueil pour gens du voyage, ne peuvent pas réclamer l’application de la loi Sarkozy. En revanche, quand l’intrusion se produit sur un terrain « appartenant (...) à tout autre propriétaire » qu’une commune, les sanctions jouent.

Août 2004 : en catimini ...

Le gouvernement Raffarin accorde discrètement aux communes un nouveau délai de deux ans pour répondre à leurs obligations d’accueil des gens du voyage, via un amendement à la loi sur les libertés locales.

7 Décembre 2004


Le premier schéma départemental est annulé par le tribunal administratif de Versailles

Janvier 2009

Lors de la cérémonie des Vœux Monsieur Gilbert Richard, Maire de Crespières aborde l’épineux dossier des gens du voyage
« L’emplacement n’est pas conforme au schéma départemental d’accueil des gens du voyage», précise le maire de Crespières.
«L’aire prévue se situe dans une zone non constructible»,poursuit t-il.
Autre argument développé par l’élu, «les routes existantes ne permettent pas l’accès de nombreuses caravanes sans compromettre gravement l’état de ces routes et la sécurité de la circulation.»
En s’appuyant sur deux pétitions de 1300 signatures, «sur l’approfondissement d’une étude juridique avec des avocats chevronnés», Gilbert Richard réaffirme sa détermination à «se battre jusqu’à ce que nous ayons obtenu gain de cause.»

Cet élu peut compter sur le soutien de certains de ses homologues.

Dont Monsieur Alain Bricault, maire de Beynes, qui rappelle sa détermination.
«Comme je l’ai déjà dit à Mr le Préfet, qu’il s’attende à nous voir manifester sous ses fenêtres, aux côtés des habitants de Crespières » .

26 Janvier 2009

Position de la FNASAT ( Fédération Nationale des Associations de Tziganes )

La loi Besson du 5 juillet 2000 n’est pas appliquée par les élus locaux, estime la Fédération nationale des associations de Tsiganes (FNASAT)

Manifestant en début de semaine à Paris et dans plusieurs grandes villes, les associations regroupées au sein de la Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les gens du voyage (FNASAT), ont protesté contre une disposition prévue par le projet de loi relatif à la prévention de la délinquance.
L’amendement à l’article 12 ter, élaboré par Pierre Hérisson, sénateur-maire de Sevrier (Haute-Savoie), et renforcé par les députés en première lecture, marque, selon la FNASAT, «une étape supplémentaire dans l’inacceptable escalade.
Il prévoit qu’en cas de stationnement irrégulier, le maire ou le propriétaire du terrain privé, peut demander au préfet l’expulsion des occupants dans un délai qui peut être réduit à 24 heures. Le préfet pourrait, sur sa seule décision administrative, procéder à l'évacuation forcée du terrain avec le concours de la police.»

La FNASAT estime que le projet d’article, s’il était définitivement voté par l’Assemblée nationale en seconde lecture, « porterait une très grave atteinte aux droits fondamentaux des gens du voyage:
«- d’une part, du fait de la suppression de l’intervention préalable de l'autorité judiciaire, qui est, en vertu de l'article 66 de la Constitution, garante du respect des libertés individuelles;
«- d’autre part, en raison de l’atteinte flagrante au principe d'inviolabilité du domicile, ici les caravanes qui constituent l’habitat permanent des gens du voyage, qui pourraient être évacuées sans aucun contrôle du juge judiciaire, ce qui avait déjà été rappelé le Conseil constitutionnel en 2003;
«- enfin, par la rupture de l’égalité des citoyens devant la Justice avec une atteinte aux droits de la défense des seuls gens du voyage avec des délais de recours qui peuvent varier d’une situation à l’autre, d’un préfet à l’autre, et qui peut être réduit à une seule journée.»

La FNASAT souligne que, «face à un besoin total estimé à 40.000 places, moins de 20% de l’objectif a été réalisé six ans et demi après l’adoption de cette loi. Cela contraint inévitablement les familles tsiganes et gens du voyage à s’installer sur des terrains non prévus à cet effet, faute de places légales. De fait, 80% des familles sont donc forcément en situation illégale!»

12 Janvier 2009

Réunion de L’AMIF ( Association des Maires de l’Ile de France )
Afin d’examiner la situation actuelle relative aux schémas départementaux, le Président de l’AMIF ; propose que chaque participant expose au cours de cette réunion sa propre réflexion ;
Monsieur Gilbert Richard , Maire de Crespières explique que le Préfet est amené à prendre des décisions arbitraires puisque les communes ne répondent pas aux sollicitations de demandes de propositions de terrains pour l’installation d’aires de grands passages.

Un camp militaire situé sur la commune a été choisi pour installer une aire de 100 places, soit 150 caravanes .

Comment le Maire d’une petite commune peut-il gérer les problèmes inhérents à cette installation ( nuisances liées au mode de vie différent de la population locale, problèmes d’hygiène) ?

Pourquoi de telles décisions peuvent –elles être prises sans concertation avec les Maires ?

Pour conclure, le Président de l’AMIF constate que les problèmes sont loin d’être réglés, mais qu’il faut tendre vers une meilleure organisation pour que les populations accueillies essayent de se fondre à la collectivité, au meilleur coût possible .Le colloque du 4 Avril 2009 visera à réunir des professionnels, des Associations de gens du voyage, des Elus, la presse...

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  Richard BERTRAND, Candidat MoDem aux Elections Législatives Partielles des 11 et 18 Octobre 2009
12ème circonscription des Yvelines : Poissy, Plaisir, Villennes-sur-Seine, Carrières-sous-Poissy,
Les Clayes-sous-Bois, Davron, Orgeval, Les Alluets-le-Roi, Morainvilliers, Medan, Thiverval-Grignon, Crespières.

Adresse : richardbertrand2009 - 02, rue de l'Eglise, 78300 Poissy - Tél : 06.26.75.27.78
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